On a rencontré Jack Dupon (Rock to Psych) et Seize (Kraut rock/psyché jazz), l'occasion pour vous d’en savoir un peu plus sur ces groupes, leurs projets, leurs styles... Bonne lecture !

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JACK DUPON

D’où vient ce nom de scène ? Un lien avec Clermont-Ferrand ou l’un des membres du groupe ou rien de tout ça ?

Non, c’est un personnage mythologique, c’est une marionnette à projeter nos histoires, un alter-ego, une poupée vaudou. Il nous est apparu avec son nom, assez tard et au fond d’une bouteille, on n’y est pour rien.

 

Vous avez sorti 5 albums, qu’est ce qui a changé entre le premier et le dernier ? Comment avez-vous mûri vos projets ?

Beaucoup de choses, on s’éloigne de nos influences, on va de plus en plus loin dans notre univers, avec notre langage. On est pas les plus doués ni les plus habiles, mais on malaxe et recuit la musique jusqu’à s’y oublier, et parfois on disparaît et on arrive à quelque chose d’honnête et touchant.

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Vous avez fait de nombreux concerts à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, quelles ont été les réactions du public ? En quoi sont-elles différentes de la scène française ?

On a toujours eu un accueil génial à l’étranger, les gens sont sincèrement curieux de voir ces frenchies qui font (vaguement ?) du rock (bizarre?), en France il y a une autre attente autour des textes notamment, de notre parcours aussi, mais dès qu’on se capte avec les gens la musique ne souffre pas des frontières.

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Comment appréhendez vous cette première scène au Toï Toï ?

Avec impatience, c’est toujours un plaisir de rencontrer des gens qui se motivent pour la musique, organiser des concerts, tenir un lieu. Ils font partie de la scène, et à chaque nouveau lieu un nouveau public, c’est le plus excitant bien sûr.

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SEIZE

Comment s’est formé votre trio ? Vous vous êtes rencontrés où, dites nous tout..!

On se connaît depuis un moment via nos différents projets passés ou présents (Sulphat' Kétamine, Süryabonali, Garmonbozia, Maiale, Shelter, Scherzoo, etc.). L'envie de jouer ensemble est venue d'une volonté de se libérer d'une musique parfois très écrite afin d'explorer les chemins de traverse de l'improvisation, le tout dans une ambiance plus « calme » que nos autres projets respectifs. Le groupe a démarré en janvier 2018 et a déjà cinq albums et quatre singles à son actif...

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Quelles sont vos influences musicales et les artistes qui vous inspirent ou vous ont inspiré ?

Pour ce projet, la base de travail était d'imaginer un mélange entre Miles Davis période Bitches Brew et Tangerine Dream période Ricochet. On se place donc initialement entre impro free jazz et space rock, avec des influences plus contemporaines telles que Melhiana (duo Brad Melhdau/ Mark Guiliana) ou Nils Frahm pour le côté minimaliste/ ambiant. Ensuite, on a chacun une forte personnalité musicale donc le résultat est unique et pas toujours prédictible...

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Vous venez de sortir votre premier album, est ce que vous avez des projets de tournée en France, en Europe, ailleurs ?

On a un mode de fonctionnement assez spécial, adapté à la forme improvisée du projet : chacune de nos prestations est enregistrée et donne lieu à un « album » disponible sur le Soundcloud du groupe. On en extrait ensuite éventuellement un morceau que l'on nomme « single », qui est remixé et fait l'objet d'un clip disponible sur Youtube. Un vrai album sortira peut être au final, mais on tient à garder l'aspect improvisé du groupe qui est à la base du projet et donne souvent des résultats qu'on obtiendrait pas avec une forme plus « écrite ». Pour ce qui est des concerts, on essaie déjà de se faire connaître, mais on espère bien sûr arriver à croître suffisamment pour toucher de plus grosses scènes/ festivals...

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Comment appréhendez vous cette première scène au Toï Toï ?

Individuellement, on a tous déjà joué plusieurs fois au Toï Toï et on connaît bien la salle. On sait qu'elle « sonne » bien, donc on espère y donner un super concert, avec album et singles de qualité à la clé !

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Jack Dupon et Seize sont à découvrir samedi 24 novembre