Pour préparer la soirée Rock Them All le 4 mai prochain, nous avons accueilli Jordan et… Jordan membres du groupe Orkhis ! On a pu leur poser quelques questions. Bonne lecture !

Vous dites que votre groupe est né d’une impulsion de trois amis de lycée, on veut en savoir plus. Comment le groupe s’est-il formé et avez-vous des anecdotes à nous confier ?

On s’est tous connu au lycée, et on a commencé à jouer ensemble après en être sortis, ça fait 8 ans maintenant. La jolie histoire c’est qu’on avait toujours eu envie de faire un groupe, et on s'est vraiment lançés dans le projet en terminale. Guillaume notre batteur à l'époque ne faisait pas du tout de batterie, il s’est mis à la batterie pour nous. C’est la rencontre qui nous a donné envie de faire quelque chose ensemble. On avait l'habitude de prendre des guitares et de jouer pendant les soirées, les apéros, les choses comme ça, et puis un jour on a essayé de formaliser un peu tout ça. Depuis, Guillaume est parti pour son projet professionnel après la sortie de l'EP en 2016, et on a recruté un bassiste et un batteur !

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En faisant quelques recherches on a pu voir que l’étymologie de “Orkhis” vient du grec et cela signifie testicule, ou en latin cela peut signifier Orchidée. Le nom de votre groupe a un esprit floral, un peu plus trash, ou ça n’a rien à voir ?

En fait, on a joué pendant six/huit mois avec un autre batteur, qui était plus âgé que nous, un bon pote à nous, et c’est lui qui a trouvé le nom du groupe. Pour deux raisons : il trouvait que justement l’étymologie latine elle était bonne parce que il trouvait un intérêt à ce qu’on se rapproche de l’orchidée, du côté poétique. Et après le côté testicule, il voulait montrer le côté couillu de la chose. Lui est parti et nous on l’a gardé parce qu’on l’aime et que ça sonne trop bien. Franchement on a un super nom de groupe ! La signification ce n’est pas le plus important, on aimait bien le fait de garder l'idée du début !

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Comment ça se passe pour la création d’un titre, chacun de vous a un rôle spécial ou c’est un travail de groupe ?

C’est un travail de groupe, on a chacun notre rôle à jouer d’une certaine manière. J’ai la chance de chanter dans le groupe ce qui fait que je peux faire deux chose à la fois, mais ça ne veut pas dire que c’est que comme ça que ça marche à tous les coups. De toute manière ça vient de nous, vu qu’on a une panoplie harmonique de part nos instruments qui est intéressante, on compose bien plus à la guitare, c’est notre instrument de prédilection vu qu’on est deux guitaristes dans le groupe. Soit je fais une chanson, soit il fait une musique et derrière on y ajoute des paroles, soit des fois on a que des paroles et on verra ce qu’on en fait. 

On a de la chance, si on doit parler de notre premier EP, on a une personne qui nous suit Aurélien Garrassus, il nous sert un petit peu de directeur artistique. Des fois on va avoir pleins de compos, on va vouloir créer une histoire autour de tout ça, et lui il arrive à nous créer le lien, à peaufiner tout ça. C’est un peu le cinquième homme, il n’est pas dans le groupe alors il a ce regard plus objectif que nous pouvons perdre. C’est facile de se perdre dans la musique, dès que tu crées un truc, tu peux ne plus être objectif au bout d’un moment.

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Quelles sont vos influences musicales et qui sont les artistes qui vous inspirent ?

Tout un tas de choses ! Quand on s'est connus on écoutait du rock super vintage, on était à fond dans les Gun’s & Roses. On a d'ailleurs commencé à faire de la musique comme ça au tout début, ce qui n’est plus du tout le cas maintenant. Peut être qu’on entend encore ces influences vintage même si je n’en ai pas l’impression. Par contre, on a vraiment une influence qui se veut néo-romantique. C’est à dire que nos artistes de prédilection, ceux que l’on vénère parce qu’on se retrouve dans leurs musiques et que derrière on peut peut-être beaucoup s’en influencer, ça va être des artistes comme Radiohead, Placebo, Muse, Jeff Buckley...

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Comment "Confessions" (EP sorti en 2016) a été créé ?

On avait tout un tas de compositions, on a pris les plus intéressantes, on les a maquettées, on les a fait écouter à notre fameux cinquième homme, on a bossé en autarcie à l’époque, sur le choix des chansons, sur comment on allait faire les choses. Pour certaines chansons, on a du revoir la structure pour créer un truc de A à Z qui soit vraiment cohérent, qui fonctionne, qui soit impactant. Au bout de deux mois on avait ce qu'il fallait pour enregistrer. 

Par exemple, dans la chanson “Confess It”, on a le refrain qui n’était pas le refrain à la base. Il y avait un passage qui était fort dans la musique mais qu’on avait utilisé comme pont, et notre fameux cinquième homme nous a dit “Les gars pourquoi vous en faites pas un refrain?” Du coup on a essayé, on a revu la structure du morceau, et ça nous a tous mis d’accord, on s’est dit “ah ouais c’est peut-être comme ça qu’il faut le faire en fait”. Le but c’est d’être spontané, de mettre sur la table dès que t’as une idée, mais de savoir aussi se remettre en question, revoir les choses pour aller au mieux.

orkhis

Cet EP sorti en 2016, quelques mots sur ces deux années passées depuis la sortie ?

Déjà, on a pleins d’autres chansons ! En terme de morceaux on a largement de quoi sortir trois EP si ce n’est un EP et un album. On a beaucoup en matière, ça ne veut pas dire que c’est prêt. Mais si demain par exemple on décidait de s’enfermer six mois et de se dire “alors qu’est-ce qu’on fait?” On aurait matière à travailler et enregistrer beaucoup de choses. Et à créer la suite tout simplement.

Ce qu’il s’est passé, c’est la continuité, voir comment l’EP est reçu, que ce soit par le public mais aussi par le nous d’après, c’est à dire que nous ne sommes pas les mêmes personnes en 2016 et en 2018. On a un certain recul sur notre travail, et on veut donner suite à tout ça. J’ai l’impression, j’espère ne pas me tromper, qu’on est sur des chansons qui ressemblent évidemment à ce que l’on faisait au début, mais qui vont peut-être encore plus loin. J’ai l’impression qu’on a peut-être des morceaux encore plus forts. Sachant qu’on les a pas encore bossé comme on a pu bosser l’EP à l’époque. Ces années nous ont offert de l'expérience, on a beaucoup mûris.

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Et pour le futur ? Avez-vous des projets ?

Dernièrement on a sorti un cover de Muse, suite à ça, on a sorti le clip d’”Identity” qui est la première chanson de l’EP. On a voulu prendre notre temps, on attendait le moment où on s’est dit “tiens c’est le bon moment pour sortir le clip”. Là on est sur un line-up qui marche bien, celui que vous découvrirez le 4 mai.

Le futur, on ne sait pas encore, au niveau enregistrement, on s’était dit qu’un EP ça pouvait être bien. Pour dire “on est là, nous oubliez pas” en cinq morceaux, et si la mayonnaise prend, on sert le repas ! Idéalement sur un an sortir un EP, le laisser vivre quelques mois et après sortir un album. Après c’est pas demain la veille, mais ce sont des projets pour les dix-huit mois qui arrivent. On a voulu tester en live pour voir ce qui marche bien, tester la réceptivité du public. On attend encore un petit peu mais d’ici huit mois il y a un studio qui va arriver. Ca nous manque beaucoup.

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Un petit mot pour la fin? Comment vous envisagez cette scène au Toï Toï ?

On l’envisage grandement, les groupes qui vont jouer avec nous, nous tiennent vraiment à coeur. Gimmie que l’on connaît par le biais d’une amie, et Blanker Republic avec qui on avait joué au Loupika. On s’est dit que ce serait vraiment bien de refaire un live avec eux. Le but de cette soirée, c’est que ce soit du rock’n’roll ! On a un panel de style qui va être intéressant: trois mondes qui seront différents, mais cohérents en même temps, donc ça c’est cool.Ca faisait longtemps qu’on avait pas organisé des concerts, là on remet un peu le pied à l’étrier et on a à coeur que ça se passe bien, de ramener du monde, de faire parler de nous et des autres groupes, marquer le lieu !

A l’échelle humaine c’est une très belle salle, il y a une proximité avec le public, pour y avoir déjà joué et y avoir entendu des groupes sonorisés, on a eu des très très bons ressentis vis à vis des groupes qu’on a pu voir ce soir là, on est contents de venir jouer ici, c’est une salle qu’on affectionne et je pense qu’on y reviendra le plus souvent possible parce que c’est vraiment cool. On aime ce que ça dégage, ce côté associatif qui se perd de nos jours. On a hâte d’être au 4 mai ! Et puis un grand merci à Virgile Paultre qui a fait l’affiche de cette soirée tout à la main et qui avait aussi réalisé la pochette de Confession.

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