En vue du concert du 14 octobre co-organisé par VAGUES à Toi Toi Le Zinc, nous avons rencontré deux membres de ce projet de post-rock/shoegaze à quelques jours de leur sortie d’EP :
Yann Ponthus, chanteur et guitariste et Pablo, bassiste. Originaire de Bourg en Bresse, ce groupe s’inscrit dans la lignée de la nouvelle scène française et tend à être connu et reconnu par le public. Nous partageons avec vous cette belle rencontre.
 
Vagues est-il né d’une amitié ou de rencontres de talents ?
P : Le Projet VAGUES est récent, il date de 2016. Avant Yann avait un groupe avec son frère Tanguy (batteur de VAGUES), Paolo est ensuite arrivé en tant que guitariste. Yann m’a repéré sur le net via mes vidéos.
Y : C’est ça. On ne se connaissait pas du tout à la base, ça a directement matché ! On avait les mêmes envies de style et d’univers. On a commencé à composer tous les 4 et on est tous devenu potes par la suite.
 
Pourquoi s’appeler VAGUES ? Il y a la mer à Bourg en Bresse ?
P: Malheureusement non… Mais on a la Reyssouze ! A la transition du projet, on cherchait un nom raccord avec notre style. On alterne entre rifs très rock et des passages très doux et lents. Et surtout notre premier morceau s’appelle Naufrage, ça parle d’océan, de tempête, du coup on est parti sur VAGUES. Ce nom parle bien de notre musique.
 
 
Alors que la plupart des groupes de rock chante en anglais, tu chantes exclusivement en français. T’en avais marre que le public ne comprenne rien aux textes ? (rires)
Y : En effet il y a un peu de ça. Quand j’ai commencé à écrire, je voulais me démarquer de la scène locale de Bourg et environ. J’ai commencé à chanter en français et ça m’a vraiment plu. C’est une langue très riche en sonorités et très intéressante au niveau musical.
 
Vous diffusez votre EP sur les plateformes numériques le vendredi 13 octobre et venez à Toi Toi le samedi 14 octobre pour votre release party. Que pouvez-vous nous dire à propos de cette sortie ?
P : C’est un 5 titres qu’on a commencé à enregistrer en janvier 2017. Selon moi, il s’agit d’un EP très réfléchi et abouti. Nous espérons qu’il sera notre pass d’entrée pour de nouvelles salles et nous développer. On a lancé le pressage cet été et on est vraiment contents de faire notre release party ici à Toi Toi. On est venus jouer en février et on trouve que le lieu est très chaleureux. Il y a vraiment une ambiance friendly.
 
 
 
Vous avez mis en démo votre titre Grand Incendie. Les paroles sont assez dark, vous parlez d’obscurité, de violence, de se barrer loin de tout ça. Ca a été écrit dans un contexte particulier ?
Y : C’est le cas ! J’y repensais l’autre jour suite à la fusillade de Las Vegas justement. En fait j’étais présent le 13 novembre à Paris lors de l’attentat au Bataclan. J’étais à quelques rues de là et ça m’a vraiment mis un coup. J’avais besoin de faire ressortir tout ce qu’il y avait dans ma tête à ce moment-là. Et le thème de l’obscurité, de la violence et de fuir, tout ça …. c’est assez récurrent dans notre musique.
 
Comment voyez-vous ce début d’année 2018 ?
P : Notre but est de tourner un maximum et de défendre notre EP ! On fait presque tout nous même dont la communication.
Y : Ouais c’est vrai, je trouve ça super intéressant. Faire les affiches, les flyers, mais aussi la communication sur les réseaux sociaux et les relations presse, c’est très instruisant. On va aussi commencer le merchandising avec des t-shirts et des affiches histoire que les gens puissent s’attacher à nous aussi matériellement. Mais aucune volonté de faire de la tune. Pour la release party à Toi Toi, on va offrir un CD à chacun des spectateurs. Le but est vraiment de nous faire connaitre et de marquer les esprits.