Depuis le début de l’année, Toï Toï le Zinc a le plaisir d’accueillir deux nouveaux DJ résidents pour des soirées Free Your Mind, dernière pépite du Crew Colorsound.

Tous les 3e jeudis du mois, une vague d’évasion auditive déferle ainsi, emportant sur son passage les scepticismes en tous genres. Pour assurer le voyage, Kiwistar, Red Oak et leurs invités sont aux commandes. Entretien avec deux insatiables explorateurs du son.

 

Kiwistar, ton univers se tourne plutôt vers un électro-swing mixant de nombreux styles électroniques. Red Oak, tu es plutôt tourné vers la Bass Music. D’où vous vient l’idée de votre duo The Voodoo Warriors ?

Kiwistar : En solo, je définis ma musique comme dansante mais profondément chill, genre easy-listening. On peut l’entendre sans forcément l’écouter ! J’y prends énormément de plaisir, mais ça ne me permet pas d’exprimer toutes les émotions sur scène. Comme j’avais besoin de composer un son plus sombre, torturé, la collaboration avec Red Oak m’a semblé évidente.

Red Oak : C’est effectivement sur The Voodoo Warriors qu’on s’est retrouvés artistiquement. On se connait par cœur et nos références sont similaires sans être identiques. Ce projet nous permet réellement d’évoluer dans nos styles respectifs et surtout prendre toujours plus de plaisir !

 

Cette collaboration forme un style unique, comment le définir ?

VW : L’idée est de ne pas refaire ce que l’on fait chacun de notre côté, tout en s’influençant mutuellement. On essait de créer un son plus appuyé directement issu de la Bass Music auquel s’ajoute des sonorités ethniques plus traditionnelles. On retrouve aussi certaines touches de Hard Music sur quelques morceaux, une pincée de Trap sur d’autres. Tout ça forme un mélange assez sympa !

 

Le Crew Colorsound affiche une identité joviale. Quelle couleur donneriez-vous au son de The Voodoo Warriors ?

K : On est de ces gens qui voit la musique. Je m’explique : un son prend toujours une certaine couleur, occupe un espace mental définit qu’il remplit avec une forme caractéristique. Notre identité visuelle se veut fidèle à notre identité musicale.

R : On essaye alors de retranscrire cette sensibilité musicale, tout en montrant notre éclectisme. Comme dans un tableau, chacun de nos artistes est une teinte dans la palette du groupe...

 

Vous avez l’air de baigner dans l’univers musical depuis toujours. Une anecdote sur le moment où vous décidez de composer ?

R : Je me souviens bien : comme chaque débutant j’apprenais bêtement des morceaux acoustiques que j’essayais tant bien que mal de reproduire... Et puis j’en ai eu marre, je voulais créer, je voulais jouer une musique qui sortait directement de ma tête ! Je me suis mis à la compo électronique, c’est plus facile et ça peut se faire à n’importe quel moment.

K : On est tout de même obligé de s’inspirer du travail des autres, de puiser au fond des références qui nous composent pour créer. Même en autodidacte, ça reste une bonne école.

 

Vos 3 plus grosses références musicales ?

VW : Pour tous les deux, Noisia reste un monstre de la musique électronique, une référence indétrônable...

R : Culprate aussi, mythique ! Mais on reste sensible à beaucoup de styles malgré notre tendance électro.

K : En métal par exemple, Deftones a été un groupe marquant dans mon évolution musicale. Portishead également dans un autre registre. Ces trois artistes m’ont autant marqué en live que sur CD, mais le choix reste très compliqué ! On aurait pu te sortir des dizaines de noms si ça avait été ta question !

 

Les Free Your Mind s’installent à Toï Toï le Zinc, un lieu alternatif, caméléon. Ça vous change ?

R : On a quand même l’habitude de jouer dans des lieux qui sortent du lot. Après ça dépend des styles de sons que l’on joue, à chaque lieu son ambiance.

K : Toï Toï reste un lieu où l’accueil est vraiment génial, de par le cadre et l’ambiance qui y règne, c’est unique ! On profite d’un contact privilégié avec le public que l’on ne retrouve pas forcément sur des grosses scènes. Et puis on habite à deux pas !

 

Prochain DJ SET Free Your Mind jeudi 16 mars, 20h30 @ Toï Toï le Zinc

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